vendredi 28 novembre 2008

Triptyque 3

Ni l’oiseau, ni le loup ne peuvent vivre en cage.
Un jour, sur leur chemin ils se sont rencontrés, l’un sur un arbre perché, l’autre dans les baies.
L’oiseau se laissa tomber, tomber dans le doux pelage de la complicité.
Il aurait pu arracher ses plumes pour les morsures de ce loup.
Mais le loup ne fut pas frappé par la foudre.
L’oiseau garda ses plumes.
Et le loup l’aida à reprendre son envol.

Bordeaux, le 13/09/2007

lundi 24 novembre 2008

Triptyque 2

Une grande majuscule, suivit de virgules et de guillemets, coquins, pour l’intimité. Puis des points de suspensions, quelques parenthèses sans profondeurs.
A nouveau une majuscule avec ses virgules, ses tirets et ses exclamations sans accent aiguë sur quelques notes d’un rock arrosé.
Retour des points de suspensions, dans l’espoir d’une nouvelle majuscule.
Vide de guillemets,
Absence de la majuscule,
Parenthèse en vadrouille,
Une majuscule, trois pages plus loin pour laisser place à l’irrémédiable point final.


Bordeaux, le 19/06/2007

dimanche 23 novembre 2008

Triptyque 1

Un petit garçon qui aime boire du chocolat au lait le matin.
On lui propose une gâterie, il dit toujours oui.
Il rit, il rit beaucoup. Elle rit aussi mais elle, c’est tout le temps.
Ils s’embrassent, s’enlacent, s’entassent, se repassent, se limassent, se mordillent jusqu’au rire.
Elle va, il vient, il vient, elle va, et vice et versa.
Rien ne les retient, libres et heureux,
Heureux de cet instant sans prétention.
Ils rient et c’est reparti.
Qui l’eut crut qu’un loup et une otarie feraient bon ménage, même pour un moment fugace.
Ils ont épicé leur petite vie d’une loufoque nuit de désir.

Bordeaux 18/01/2007