samedi 27 juin 2009
Fait D'hivers Du 25 Décembre 2008
Au 24 rue de la vie sans remous, le 24 décembre, la famille Untel s’apprêtait à fêter la naissance du petit Jésus comme il est de tradition ce jour là.
Le sapin, protagoniste indispensable de cette période de l’année ne manquait pas au rendez-vous. La maîtresse de maison, du 24 rue de la vie sans remous, avait pris soin de le décorer, non pas de n’importe quelle manière comme chaque année, où le rouge se mélange avec le bleu et le bleu avec le vert, mais avec une direction artistique très définie. Cette année, en effet, M. Sapin fût décoré d’une unique couleur grise métallisée, accordée à toutes les voitures garées en face de la maison, celle de Jean le Pirate & Edith la Malice, Pierre l’homme aux multiples pieds, et celle, bien entendu, de l’Homme à la hernie photographique.
16h36
Edith et Jean débarquaient au repère avec l’Oncle d’une fois l’an.
L’Homme à la hernie photographique, la maîtresse de maison et Pierre les attendaient dans le salon.
La famille Untel aurait pu être au complet à ce moment là, si les trois gorets n’avaient pas choisi ce jour, ce jour précis, ce jour de, ce jour fameux, ce jour veille du jour où, pour faire des roulés boulets Joséphine dans la neige.
20H00
Les trois gorets sont aux abonnés absents. Les fourneaux de la maîtresse de maison se déchaînent. Branle-bas de combat dans les cuisines : Casseroles - ustensiles - récipients - aliments - condiments, tous sont mobilisés.
20H45
La maîtresse sonne les trompettes, son contingent vient de remporter une bataille : Le repas est prêt, le champagne est sur la table. Mais à l’horizon pas de nouvelle des trois gorets.
La tribu attend dans le salon avec une patiente impatience.
21h00
On ne s’y attendait plus : Entrée fracassante des trois gorets. L’atmosphère saturée retrouve un peu de leste.
21H05
Action douche des trois gorets.
Action Emballage Papier Cadeau activée.
Les couloirs du 24 rue de la vie sans remous se transforment, alors, en champs de course ! Épreuve classique de cette époque de l’année, et pas des moins difficiles quand on s’y prend à la dernière minute. Dans un premier temps, il faut aller chercher l’unique rouleau de papier cadeau, discrètement, dans la commode du salon où les invités d’une patiente impatience attendent le coup de feu des festivités. Gorette se fait doubler dans le virage par la maîtresse de maison qui elle non plus n’a pas emballé ses cadeaux. Le temps presse les invités attendent. La tension monte, faire preuve de rapidité, d’efficacité, de précision. Non, non, ne pas déchirer le papier cadeau même pour ceux avec des formes bizarres. Quelle idée d’offrir des pots de confiture à Noël! Épreuve terminée, Gorette essuie la sueur de son front!
21h43
La pression se relâche. La famille Untel est enfin disposée à commencer la soirée. Décontraction, rires, les « alors tu deviens quoi? » prennent l’espace, champagne petits fours et autres traditionnels gâteaux apéritifs les accompagnent.
21h47
L’Homme à la hernie photographique commence son petit manège qui durera les trois jours suivants : Photo – souriez – une autre par ci, une autre par là et puis de profil, portrait, tous ensemble, seul, la table, les verres, le repas, la salle, le plafond, le chat, les boules de Noël rien n’échappe à son œil télescopique au point que plus personne n’y porte de l’attention.
22h28
Le repas se déroula sans incident, dans une ambiance tout à fait détendue tout à fait commune à un repas de Noël familial.
Malgré l’agitation de la veille, c’est le lendemain que les événements inattendus surgirent.
9h30
Les lève-tôt s’éveillent doucement dans la maison dormante. Préparent le petit déjeuner pour toute la tribu. Discrètement glissent un paquet cadeau ou deux sous M. Sapin.
Petite parenthèse ethnologique : l’ordre de réveil est déterminé par l’âge de nos protagonistes. Edith & Jean et Pierre sont les premiers levés, suivis de la maîtresse de maison et de l’Homme à la hernie photographique, suivis des trois gorets. L’Oncle d’une fois l’an étant l’exception qui confirme la règle vu qu'il se leva après les 3 gorets.
12H00
Tout le monde est à peu près éveillé. M. Sapin a des cadeaux avec emballage plein les pattes.
M. Sapin a perdu son pouvoir avec les années, il n’est plus comme dans le passé source d’attraction, d’envie, d’impatience. Même avec ces emballages aux pieds, l’assemblée ne lui prête qu'une indifférence déconcertante.
13H00
La maîtresse de maison demande si l’opération anéantissement des emballages cadeau se fait avant ou après le repas. D’une mollesse collective la tribu choisit après.
14H00 Apéro
14H47 Entrée
15H 23 Plat
16H 08 et …DUPERIE.
Mme Thibault, femme de Monsieur Thibault, (fameux pâtissier de bûches glacées, de mousses exotiques et chocolatées, responsable des desserts des fêtes de la famille Untel depuis déjà quelques noëls), a failli aujourd'hui même. Les 18 yeux, ou plutôt les 17, Jean le pirate n'en n'ayant plus qu'un de valide, n'étaient pas rivés sur la mousse chocolat-café comme il se devait mais sur une mascarpone-cassis. Scandale!, au scandale!, a crié l'un en se levant, le jour de noël se faire duper! le dessert en plus! Scandale, au scandale! La proposition de la ramener fut lancée par les pro-chocolat, mais les pro-gourmand-je-mange-tous-ce-qui-est-bon-à-manger lorgnaient le cassis source de la dispute. Il y eu scission dans l'assemblée. Les pro-chocolat, prêts à remballer, clé de voitures en main face aux gourmands sans histoire pelle à la bouche. Ces derniers ont mis le premier coup, ils ont coupé sauvagement la bûche en fines tranches, les ont distribuées, avalées, mâchées, et maintenant digérées. Personne n'a pu répliquer les pro-chocolat chaos. Même la bûche sujet de la discordance n'a pas eu son mot à dire dans toute cette histoire, alors qu'elle était la première concernée. Elle fut engloutie en deux secondes, il ne resta que peu de preuves pour la différencier d'une chocolat-café.
La famille Untel se réconcilia autour de M. Sapin désespéré d’être abandonné ce jour là.
P.S :
19H00
Edith la malice offre à Jean le pirate des nouvelles charentaises bleues qu’elle avait oubliée de mettre sous M. Sapin.
Bruxelles, Juin 2009
Le sapin, protagoniste indispensable de cette période de l’année ne manquait pas au rendez-vous. La maîtresse de maison, du 24 rue de la vie sans remous, avait pris soin de le décorer, non pas de n’importe quelle manière comme chaque année, où le rouge se mélange avec le bleu et le bleu avec le vert, mais avec une direction artistique très définie. Cette année, en effet, M. Sapin fût décoré d’une unique couleur grise métallisée, accordée à toutes les voitures garées en face de la maison, celle de Jean le Pirate & Edith la Malice, Pierre l’homme aux multiples pieds, et celle, bien entendu, de l’Homme à la hernie photographique.
16h36
Edith et Jean débarquaient au repère avec l’Oncle d’une fois l’an.
L’Homme à la hernie photographique, la maîtresse de maison et Pierre les attendaient dans le salon.
La famille Untel aurait pu être au complet à ce moment là, si les trois gorets n’avaient pas choisi ce jour, ce jour précis, ce jour de, ce jour fameux, ce jour veille du jour où, pour faire des roulés boulets Joséphine dans la neige.
20H00
Les trois gorets sont aux abonnés absents. Les fourneaux de la maîtresse de maison se déchaînent. Branle-bas de combat dans les cuisines : Casseroles - ustensiles - récipients - aliments - condiments, tous sont mobilisés.
20H45
La maîtresse sonne les trompettes, son contingent vient de remporter une bataille : Le repas est prêt, le champagne est sur la table. Mais à l’horizon pas de nouvelle des trois gorets.
La tribu attend dans le salon avec une patiente impatience.
21h00
On ne s’y attendait plus : Entrée fracassante des trois gorets. L’atmosphère saturée retrouve un peu de leste.
21H05
Action douche des trois gorets.
Action Emballage Papier Cadeau activée.
Les couloirs du 24 rue de la vie sans remous se transforment, alors, en champs de course ! Épreuve classique de cette époque de l’année, et pas des moins difficiles quand on s’y prend à la dernière minute. Dans un premier temps, il faut aller chercher l’unique rouleau de papier cadeau, discrètement, dans la commode du salon où les invités d’une patiente impatience attendent le coup de feu des festivités. Gorette se fait doubler dans le virage par la maîtresse de maison qui elle non plus n’a pas emballé ses cadeaux. Le temps presse les invités attendent. La tension monte, faire preuve de rapidité, d’efficacité, de précision. Non, non, ne pas déchirer le papier cadeau même pour ceux avec des formes bizarres. Quelle idée d’offrir des pots de confiture à Noël! Épreuve terminée, Gorette essuie la sueur de son front!
21h43
La pression se relâche. La famille Untel est enfin disposée à commencer la soirée. Décontraction, rires, les « alors tu deviens quoi? » prennent l’espace, champagne petits fours et autres traditionnels gâteaux apéritifs les accompagnent.
21h47
L’Homme à la hernie photographique commence son petit manège qui durera les trois jours suivants : Photo – souriez – une autre par ci, une autre par là et puis de profil, portrait, tous ensemble, seul, la table, les verres, le repas, la salle, le plafond, le chat, les boules de Noël rien n’échappe à son œil télescopique au point que plus personne n’y porte de l’attention.
22h28
Le repas se déroula sans incident, dans une ambiance tout à fait détendue tout à fait commune à un repas de Noël familial.
Malgré l’agitation de la veille, c’est le lendemain que les événements inattendus surgirent.
9h30
Les lève-tôt s’éveillent doucement dans la maison dormante. Préparent le petit déjeuner pour toute la tribu. Discrètement glissent un paquet cadeau ou deux sous M. Sapin.
Petite parenthèse ethnologique : l’ordre de réveil est déterminé par l’âge de nos protagonistes. Edith & Jean et Pierre sont les premiers levés, suivis de la maîtresse de maison et de l’Homme à la hernie photographique, suivis des trois gorets. L’Oncle d’une fois l’an étant l’exception qui confirme la règle vu qu'il se leva après les 3 gorets.
12H00
Tout le monde est à peu près éveillé. M. Sapin a des cadeaux avec emballage plein les pattes.
M. Sapin a perdu son pouvoir avec les années, il n’est plus comme dans le passé source d’attraction, d’envie, d’impatience. Même avec ces emballages aux pieds, l’assemblée ne lui prête qu'une indifférence déconcertante.
13H00
La maîtresse de maison demande si l’opération anéantissement des emballages cadeau se fait avant ou après le repas. D’une mollesse collective la tribu choisit après.
14H00 Apéro
14H47 Entrée
15H 23 Plat
16H 08 et …DUPERIE.
Mme Thibault, femme de Monsieur Thibault, (fameux pâtissier de bûches glacées, de mousses exotiques et chocolatées, responsable des desserts des fêtes de la famille Untel depuis déjà quelques noëls), a failli aujourd'hui même. Les 18 yeux, ou plutôt les 17, Jean le pirate n'en n'ayant plus qu'un de valide, n'étaient pas rivés sur la mousse chocolat-café comme il se devait mais sur une mascarpone-cassis. Scandale!, au scandale!, a crié l'un en se levant, le jour de noël se faire duper! le dessert en plus! Scandale, au scandale! La proposition de la ramener fut lancée par les pro-chocolat, mais les pro-gourmand-je-mange-tous-ce-qui-est-bon-à-manger lorgnaient le cassis source de la dispute. Il y eu scission dans l'assemblée. Les pro-chocolat, prêts à remballer, clé de voitures en main face aux gourmands sans histoire pelle à la bouche. Ces derniers ont mis le premier coup, ils ont coupé sauvagement la bûche en fines tranches, les ont distribuées, avalées, mâchées, et maintenant digérées. Personne n'a pu répliquer les pro-chocolat chaos. Même la bûche sujet de la discordance n'a pas eu son mot à dire dans toute cette histoire, alors qu'elle était la première concernée. Elle fut engloutie en deux secondes, il ne resta que peu de preuves pour la différencier d'une chocolat-café.
La famille Untel se réconcilia autour de M. Sapin désespéré d’être abandonné ce jour là.
P.S :
19H00
Edith la malice offre à Jean le pirate des nouvelles charentaises bleues qu’elle avait oubliée de mettre sous M. Sapin.
Bruxelles, Juin 2009
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